Alors Il menaça les vents et la mer, et il y eut un grand calme...

En quoi sont-elles si particulières ?
Une grande variété de récits bibliques peuvent être représentées avec ces figurines.
Les récits bibliques sont souvent des histoires de relations entre les personnes et avec Dieu. Travailler avec des personnages bibliques permet de rendre ces relations visibles.
Ainsi les récits bibliques parleront de notre relation à Dieu, aux autres et à nous-mêmes en mobilisant toute notre personne (intelligence, corps, esprit, émotions, vision…)
Autre particularité : leur fabrication !
Ces figurines d’environ 30 cm de haut sont articulées. Leur structure de base est constituée d’une corde armée et de pieds en plomb pour plus de stabilité. Les visages (modelés en pâte de bois) sont à peine suggérés, ce qui évite de les figer dans une seule expression. Pourtant, elles paraissent plus expressives que nombre de répliques plus « réalistes ». Les émotions et les sentiments sont principalement transmis par la posture, qui constitue un véritable langage corporel.
Une attention particulière est portée à la confection des vêtements : ils sont composés de fibres naturelles (lin, laine, coton) aux couleurs douces, unies ou rayées, reflétant les possibilités textiles de l’époque biblique. Différentes peaux sont utilisées pour les cheveux. Chaussures en cuir, foulards et turbans complètent le caractère individuel de chaque figurine.
Vous ne trouverez jamais 2 figurines identiques !

L'utilisation des figurines bibliques
L’utilisation des figurines est multiple et variée : on peut les utiliser pour soi-même, dans le travail paroissial auprès des enfants, des familles, des personnes âgées, des personnes handicapées, dans l’accompagnement psychologique et pastoral, dans la formation de catéchètes, lors de cultes, pour des méditations, pour des études bibliques, pour des expositions de scènes bibliques, de crèches, etc.
Elles peuvent servir à :
– illustrer le texte biblique : les figurines servent alors à représenter les différentes personnes qui interviennent dans le récit biblique ;
– interpréter le texte biblique : mettre en scène un texte implique de choisir ce qui nous semble décisif et porteur de sens ;
– s’approprier le texte biblique : on peut par exemple utiliser une figurine pour exprimer ce que le texte me dit, ce qu’il provoque en moi (il me touche, me met mal à l’aise, me réjouit).
Avec un public jeune, des figurines en habits contemporains peuvent aussi être utilisées pour partager ce que le texte biblique dit à chacun et chacune. Ces figurines permettent donc une approche nouvelle des récits bibliques.
Le récit biblique n’est pas simplement un texte, un son, une voix, il devient l’espace dans lequel nous sommes invités à entrer. Avec les figurines il est alors aisé de dépasser les mots et les pensées pour entrer dans une relation personnelle avec l’actualité de la Parole de Dieu : elles favorisent une relation nouvelle entre la Parole et moi. Elles révèlent combien les récits de la Bible rejoignent ma propre histoire, mon expérience de vie.


L'origine des figurines bibliques
Les figurines bibliques ont fait leur première apparition en 1964, dans une crèche de Noël au couvent Ilanz dans le canton de Lucerne en Suisse. Elles ont été créées et réalisées par soeur Anita Derungs.
Après quelques modifications et améliorations, elles furent utilisées en dehors du contexte des crèches de Noël : elles se sont répandues dans les milieux associatifs et ecclésiaux en Suisse.
Il existe deux «écoles» en Suisse les EGLI Figuren et les SCHWARZENBERGER Figuren.
En Allemagne c’est ABF (Arbeitsgemeinschaft Biblische Figuren) qui a pris le relais avec environ 150 formatrices.
Sur le site de ABF vous pourrez consulter le détail très complet de l’évolution de l’histoire des figurines bibliques.
Depuis quelques années, elles ont été introduites en France et leur promotion est assurée aujourd’hui par AFiBi (Association Figurines Bibliques).
La renommée des figurines se répand également ailleurs dans le monde. Il y a des stages de fabrication de figurines en Finlande, au Luxembourg, en Autriche, en Pologne, au Togo et dans bien d’autres pays comme l’Islande. Deux formatrices travaillent au Chili au sein de l’église luthérienne.
Découvrez les figurines d'origine de Sr Anita Derungs
Cliquez sur les images pour les agrandir et faites défiler avec les flèches.
Les figurines bibliques arrivent en Alsace...

Fin des années 1990, les figurines bibliques, déjà très répandues en Allemagne, ont passé le Rhin.
La pasteure iR. Margarethe Schmid de Gernsbach dans le pays de Bade, très engagée dans la fabrication des « Biblische Erzählfiguren », et surtout dans leur utilisation, s’était mise en route vers l’Alsace.
Elle y a fait plusieurs expositions, entre autres dans l’église protestante de Soultz-sous-Forêt ainsi qu’au Liebfrauenberg. Sa grande fresque de Noël a remporté un très grand succès.
Des théologiennes, mais aussi des monitrices d’école du dimanche et parfois un collègue masculin, ont répondu à l’appel des figurines et Mme Schmid les a fortement encouragés à se lancer. Sous l’égide du service de catéchèse, pas encore l’UEPAL à l’époque, un premier stage de fabrication rassemble en 2001 au Liebfrauenberg une dizaine de personnes motivées pour donner envie de revenir à la Bible, d’une manière nouvelle et artistique.
Pour ma part *, caressant le rêve de soutenir ce travail avec les figurines, dès mon retour en Alsace après 30 années passées en Wurtemberg avec ma famille, j’ai pu assister à ce stage et rejoindre l’équipe déjà formée et pleine d’engouement. Je me suis donc lancée avec passion, une fois sur place à partir de 2003, de l’Outre-Forêt, (Cleebourg entre autres) jusqu’à Mulhouse, avec les stages de fabrication et d’utilisation qui se sont très vite multipliés. Dès lors, nous avons animé plusieurs journées et cultes consistoriaux, des rencontres de jeunes et de moins jeunes. Beaucoup de crèches se sont implantées dans les familles, au grand bonheur des petits et des grands. (voir les photos « souvenirs » dans la galerie).
Les figurines sont en route depuis, pour parler de Dieu « autrement ».
* Mon nom est Christiane Klett, (née en 1943). Théologienne de formation, j’ai donné des cours de religion dans les lycées, en Allemagne, avant de revenir dans mon pays.








